01/06/2006
Journée de solidarité: contre le travail gratuit!

Imposée aux salarié-e-s par le gouvernement Raffarin en 2005, la «journée de solidarité»,- et avec elle l'obligation de travailler un jour de plus afin de financer un «plan d'action contre la dépendance»-, est, malgré le tollé syndical et citoyen que elle a suscité, toujours là.

En 2006, le gouvernement Villepin a certes concédé quelques aménagements en donnant la possibilité de fractionner cette journée en tranches horaires de travail. Cependant les problème de fond demeurent: - L'instauration d'une journée de travail, obligatoire et non rémunérée, constitue une véritable atteinte aux droits des salarié-e-s. - Le prélèvement de 0,3% effectué sur la masse salariale ne répond en rien aux problèmes du vieillissemant de la population et aux besoins particuliers des personnes agées et handicapé-e-s. - En créant une caisse «de solidarité» spécifique, le gouvernement n'a d'autre but que de séparer ces populations du régime général et ce à l'encontre du principe de solidarité. Nous revendiquons une Caisse Unique de Sécurité Sociale pour tous les travailleur-se-s et non travailleur-se-s, jeunes et moins jeunes, pauvres et moins pauvres ... ayant pour principe fondamental «la solidarité». - Sur l'utilisation des fonds récoltés en 2005, rappelons que l'accumulation des blocages administratifs et le non-versement des aides promises a, depuis la canicule de l'été 2003, entraîné la dégradation de la situation des personnes âgées dépendantes! LAB appelle ses adhérent-e-s, mais aussi tous les salarié-e-s, à marquer leur refus de cette journée de travail forcé en suivant le mot d'ordre de grève (préavis déposé par certains syndicats de l'état francais) mais aussi... Nous pouvons nous organiser pour récupérer ces heures de travail forcé...! Pourquoi pas une minute par jour rabiotée sur le temps de travail? qui pour appeler sa grand-mère, qui pour écrire un mail à son frère handicapé, qui pour discuter avec le collègue de l'accompagnement à domicile le plus adapté pour la cousine qui se fait vieille...? La solidarité au quotidien c'est cà et non pas des pseudo mesures totalement inadaptées! Il n'est pas nécessaire de travailler un jour de plus, il suffit de répartir convenablement les richesses et de donner la priorité aux politiques sociales! NON AU TRAVAIL OBLIGATOIRE! POUR UNE VERITABLE POLITIQUE DE SOLIDARITÉ!



inprimitu